Un porte-parole d’AMD n’a pas souhaité donner plus d’informations sur la future puce Jaguar, mais selon les analystes, avec cette architecture, les tablettes seront plus rapides et plus autonome. « Les améliorations apportées par Jaguar ne sont peut-être pas révolutionnaires, mais AMD a la réputation de savoir réduire la consommation d’énergie tout en améliorant la performance », a déclaré Jim McGregor, analyste principal chez Tirias Research. « AMD poursuit ses efforts pour améliorer l’un et l’autre sans essayer de réinventer la roue », a encore déclaré l’analyste. « Le gain des puces Jaguar en matière de consommation d’énergie vient principalement du procédé de gravure en 28 nanomètres », a précisé David Kanter, analyste chez Real World Technologies. Les puces actuelles, basées sur l’architecture Bobcat, seraient trop gourmandes énergie pour être intégrées à des teminaux mobiles. Elles sont plutôt conçues pour les ordinateurs portables basse consommation comme les netbooks. La future puce Hondo d’AMD pour tablettes – elle aussi basée sur Bobcat – sera produite en 40 nm. Le processus de fabrication à 28 nm va permettre de miniaturiser encore plus les circuits, et rendre la puce Jaguar plus efficace sur le plan énergétique. Les processeurs basés sur ARM sont réalisés avec une gravure en 40 nm, mais le fondeur fait progressivment évoluer ses puces vers le 28 nm. Quant à la prochaine puce Trail Clover d’Intel, elle sera produite en 32-nm. « Les puces basées sur le design de Jaguar seront également plus économes en énergie et offriront des capacités d’intégration CPU et GPU plus élevées », a ajouté David Kanter. Mais, selon les analystes, le plus grand atout d’AMD réside dans son processeur graphique, qui pourra lui donner un avantage sur ses concurrents, notamment pour les travaux de productivité sur tablettes, où les utilisateurs veulent de très bonnes performances graphiques.

Le modèle Retina est livré avec 8 Go de RAM, une quantité très satisfaisante (on peut doubler la RAM pour 200 euros de plus), un disque SSD de 256 Go, un processeur Intel Core i7 cadencé à 2,3 GHz, une puce graphique intégrée Intel HD Graphics 4000 pour les besoins graphiques ordinaires, plus une puce graphique Nvidia GeForce GT 650M avec 1 Go de vidéo RAM pour les usages plus intensifs, comme le traitement vidéo ou les jeux (ou pour gérer trois moniteurs externes). Le MacBook Pro présente également deux ports haut débit Thunderbolt, deux ports USB 2.0/3.0 (un de chaque côté), un slot pour carte SDXC et un port HDMI, qui permet de le connecter facilement à un système Home Cinema.

Il y a un tout de même un petit hic. Si l’on a besoin de plus de 256 Go de stockage, il faudra acheter la version au dessus, plus chère (2 899 euros), avec un processeur Core i7 plus rapide à 2,6 GHz. Ce modèle particulier (c’est celui que Ken Mingis a eu entre les mains ) comporte en effet 512 Go de capacité SSD. Avec ce modèle il est encore possible de choisir un processeur à 2,7 GHz en option (pour 250 euros), pas forcément justifié, et/ou opter pour un disque SSD de 768 Go en déboursant 500 euros de plus (ce qui allonge beaucoup le budget). Et si vous venez de gagner à la loterie, vous pouvez aussi cocher l’option 16 Go de RAM dans la liste (200 euros). Au total, avec toutes ces options, la facture pour acquérir le dernier MacBook Pro Retina peut atteindre 3 848 euros.

Pour ceux qui surveillent un peu plus leurs dépenses, le « modèle de base » suffira à leurs besoins, à condition de bien gérer la quantité de films, de fichiers musicaux, de photos et de documents qu’ils veulent avoir à portée de main. Ken Mingis dit avoir utilisé un MacBook Pro 17 pouces avec un disque SSD de 256 Go pendant plusieurs années et qu’il lui reste toujours de la place. Le stockage des fichiers dans le cloud, via le service iCloud d’Apple ou d’un fournisseur tiers, peut devenir une alternative intéressante. Pour ceux qui ont aimé l’ancien MacBook Pro 15 pouces, plus trapu, et veulent juste un processeur plus rapide et plus d’options de stockage, la version de base intégrant le processeur Intel Core i7 à 2,3 GHz coûte 1 879 euros, et contre 2 279 euros pour modèle 2,6 GHz. Il faut savoir qu’il reste toujours possible de faire un upgrade différé du stockage et de la RAM sur ces versions (voir ci-dessous.) Mais ceux qui ont un budget de 2 279 euros et se demandent quel MacBook Pro choisir, avec ou sans écran Retina, Ken Mingis conseille plutôt le modèle Retina, « plus léger, plus mince, et avec un superbe écran ».

Pour ceux qui ne le savent pas encore, l’écran Retina a une résolution de 2880×1800 pixels et affiche plus de 5 millions de pixels. C’est plus que l’iMac 27 pouces ou même qu’un téléviseur HD haut de gamme. Sur le 15 pouces, l’affichage offre un niveau de netteté et une saturation des couleurs extrêmement riches, jamais vues jusque-là. En visionnant des photos et des vidéos sur l’écran du MacBook Pro fraichement sorti, Ken Mingis dit avoir été émerveillé par la subtile vitalité des couleurs. Mais l’affichage du texte est aussi incroyablement précis. Mieux encore, l’utilisateur peut adapter la résolution à sa vision, et choisir un affichage plus ou moins grand des éléments sur l’écran. Par défaut, la résolution est de 1440×900 pixels, identique à celle des autres MacBook Pro 15 pouces. Mais dans les applications qui n’ont pas été mises à jour pour profiter de la technologie Retina, l’affichage peut être légèrement pixélisé à cette résolution, en particulier pour le texte.

Ceux qui aiment les résolutions élevées vont sans doute opter pour l’affichage en 1920×1200 pixels, le même que celui offert par un MacBook Pro 17 pouces (sorti du catalogue). À cette résolution, tout est très précis, que l’application soit adaptée ou non. Certes, les barres de menus et les icônes sur l’écran sont un peu plus petites, mais d’après Ken Mingis, le compromis en vaut la peine. On peut également descendre la résolution à 1024×768 pixels, ou à 1280×800. Cette option peut être utile pour une personne ayant une déficience visuelle, car tout est plus grand sur l’écran. Toutes les options de résolution sont accessibles via la fenêtre de préférences d’affichage. Il suffit de choisir celle que l’on souhaite et le changement se fait en moins d’une seconde sans avoir à quitter sa cession ou à redémarrer. Bizarrement, la résolution 2880×1800 pixels n’est pas facilement accessible. On peut la forcer en téléchargeant un petit utilitaire d’une société tierce. Inutile de dire qu’à cette résolution, les icônes et le texte sur l’écran sont très petits. Pour revenir à une résolution prise en charge par Apple, il suffit simplement de repasser par la fenêtre des préférences d’affichage.

Même si Apple commercialise cet écran comme un Retina – c’est à dire un écran où l’oeil ne peut pas discerner les pixels individuels – l’affichage en pixels par pouce (ppi) est en fait inférieur à celui des écrans de l’iPhone et du nouvel iPad. L’écran du MacBook Pro Retina est à 220 ppi, contre 264 ppi pour la dernière version de l’iPad sortie en mars, et 326 ppi pour l’iPhone. Mais, dans la mesure où l’on regarde l’écran d’un ordinateur portable ou d’une tablette de plus loin que celui d’un iPhone, la différence n’est pas perceptible. L’affichage est également moins éblouissant qu’auparavant, ce qui est important si on se trouve à l’extérieur ou dans un bureau avec des éclairages vifs ou très exposé à la lumière du jour. Lundi, lors d’une conférence de presse à Los Angeles, Microsoft a dévoilé des tablettes tournant sous Windows 8 et Windows RT. L’entreprise de Redmont fait un pari audacieux sur ce marché dominé par l’iPad d’Apple.

Microsoft va proposer ses propres tablettes Surface Surface, c’est le nom de la tablette tactile de Microsoft, qui sera proposée en deux versions. L’une tournera avec le système d’exploitation Windows 8 Pro pour puces x86 et l’autre sous Windows RT, la version compatible avec les processeurs ARM , lesquels équipent la majorité des tablettes actuellement sur le marché. « C’est quelque chose de nouveau, de différent, une toute nouvelle famille de terminaux informatiques de Microsoft », a déclaré Steve Ballmer, PDG de Microsoft, lors de la conférence de presse. Le nom Surface a déjà été utilisé par la firme pour sa table interactive vendue près de 20 000 dollars et destinée aux professionnels : hôtels, restaurants, salons d’exposition, marques automobiles, etc.. Le terminal mobile Surface dispose d’un écran haute définition de 10,6 pouces. Sa coque de 3 millimètres d’épaisseur est doublée d’un clavier « Touch Cover » sensible à la pression. Selon les spécifications actuelles, Surface pour Windows RT est légèrement plus mince, mais légèrement plus lourd aussi que le dernier iPad d’Apple. Mais Microsoft a indiqué que la taille et le poids de l’appareil pourraient changer avant la mise en production. Surface pour Windows 8 Pro sera plus épais et plus lourd. Cette version semble plutôt destinée à rivaliser avec les ordinateurs portables ultraminces. Comme ces ordinateurs, ce modèle devrait avoir la capacité de faire tourner tout type de logiciels.

Selon les quelques éléments donnés par Microsoft, Surface pour Windows RT sera dotée de 32 ou de 64 Go de mémoire de stockage, contre 64 ou 128 Go pour la version Windows 8 Pro. Pour l’instant, l’entreprise n’a donné aucun prix, ni communiqué aucune date de lancement pour ses tablettes. Elle a seulement précisé que le prix de la version RT serait du même niveau que les tablettes ARM concurentes et qu’elle serait disponible au moment du lancement de Windows 8. La version Windows 8 Pro devrait arriver trois mois plus tard environ et son prix sera à peu près équivalent à celui des portables ultrabook.

En produisant son propre matériel, Microsoft s’engage sur un terrain difficile, car ses machines vont être en concurrence directe avec celles de fabricants comme Asus, Lenovo et Samsung, avec qui elle entretient des partenariats solides pour le développement de tablettes et d’ordinateurs portables. « Avec Surface, Microsoft vient de réduire les chances de chaque constructeur de se faire une place sur le marché de la tablette à côté d’Apple », a déclaré Carolina Milanesi, analyste chez Gartner. Jusque-là, Microsoft a rencontré un succès mitigé quand elle a voulu commercialiser ses propres produits. Le lecteur de musique Zune et le smartphone Kin, qui avaient aussi bénéficié de campagnes de lancement spectaculaires, ont finalement été abandonnés. Au contraire, sa plate-forme de jeux Xbox a eu un succès considérable.

La stratégie de communication adoptée par l’éditeur pour ce lancement a payé. Sans donner aucun détail sur le contenu de la conférence de presse – si ce n’est de promettre une annonce majeure – et en gardant secret le lieu de l’évènement jusqu’à lundi matin, Microsoft a réussi à attirer près de 300 journalistes. Surtout, tous les médias du monde des affaires et des technologies ont passé le week-end et une partie de la journée de lundi à essayer de deviner ce que Microsoft s’apprêtait à annoncer. Et une heure avant l’annonce, le terme « MSMajorAnnouncement » se classait en tête des sujets tendances sur Twitter.L’annonce de ce terminal arrive 12 ans après que Microsoft a commencé à parler du concept de tablette informatique. L’ancien président Bill Gates avait montré un prototype de Tablet PC au Comdex 2000. Mais, il a fallu attendre le lancement de l’iPad d’Apple en 2010 pour que ce marché décolle. Selon une estimation de Gartner, le marché des tablettes au niveau mondial – avec l’iPad l’Apple, Fire d’Amazon et Nook de Barnes & Noble – devrait doubler cette année pour atteindre 119 millions d’unités. Le cabinet d’étude pense que l’année prochaine, 63 millions d’unités supplémentaires seront livrées, pour un chiffre d’affaires du marché mondial à 182 millions de dollars. Alors que Apple vient d’obtenir un brevet pour la conception et la forme de la coque de son MacBook Air, le gouvernement taïwanais alerte les constructeurs d’ultrabook de possibles recours juridiques.

C’est un bureau gouvernemental taïwanais qui met en garde les constructeurs de PC locaux. Le mois dernier, la firme de Cupertino a reçu un brevet américain pour la conception et la forme de la coque de son MacBook Air. Une annonce qui a réveillé les craintes du ministre taïwanais des affaires économiques, sur de futurs problèmes juridiques. Les ordinateurs portables disposent en effet également de designs fin et légers, similaires à celui du MacBook Air du géant américain.”Nous recommandons aux constructeurs de PC la plus grande prudence” a déclaré mercredi Xue Shuhua, un membre du personnel des relations publiques du bureau. Ce dernier a noté que la marque à la pomme s’en était déjà pris, par le passé, au fournisseur de smartphones taïwanais HTC. Grâce à plusieurs brevets, Apple avait alors chercher à faire interdire l’importation des téléphones de l’entreprise vers les États-Unis. Ces batailles juridiques ont d’ailleurs récemment retardé la livraison des prochains smartphones HTC aux USA.

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